yeux

Le soleil se couche au loin
J'écris les mots sur le papier jaunit
Le regard vers la mer et l'espoir que demain
Chaque minute qui passe sera source de vie

Je n'ai plus d'âme, je n'ai plus de coeur
Juste des larmes qui égrainent leurs douleurs
Devant moi les maux défilent blessés par le temps
Comme du papier mâché ils s'envolent en chancellant

Le sourire s'est figé, la mélancolie reprend sa place
Derrière ce regard éteint sont les ombres qui passent
Au coeur écorché, la nuit se fait forteresse
D'une cage dorée où protéger ses faiblesses

Mon corps divague et je m'enroule à un fil
Mon âme sommeille et le temps défile
Je n'ai plus d'envie, je n'ai plus de rêves
Juste de la noirceur qui s'acharne sans trêve

Pardon si j'ai peur, je ne connais que souffrance
Trop loin est ma demeure au souffre d'espérance
La nuit est longue et je n'ai qu'un souffle en murmure
En moi l'orage gronde baigné de larmes impures

A tout ces faux semblants je tourne le dos
J'ai cueilli la fleur mais j'ai le coeur en lambeaux
Laissez moi le temps de respirer la vie
Laissez moi encore un moment oublier l'infini

Pardon si j'ai mal et si mon coeur s'acharne
A noyer sa peine et faire couler ses larmes
Les rêves fragiles se brisent comme le cristal
Quand les amours mortes ne suivent plus la même étoile